
« Avant je tombais une pinte de gasoil au p’ti déj’ et je cramais des pneus juste pour le kiff’. Mais depuis j’ai repris les choses en main ! »
Cédric save the world !
On a l’habitude dans les films US Hollywoodiens à gros budgets de voir des héros qui affrontent des dangers insurmontables, d’échapper en dos crawlé à des tsunamis, de foncer avec un pick-up dans des tornades gigantesques ou encore de bondir sur des morceaux de basalte en flamme pour passer au-dessus d’une faille sismique et ainsi sauver le bébé Teckel (trop mignon) qui était resté bloqué de l’autre côté sous une météorite. C’est un tantinet exagéré mais le public adore ces films catastrophe, même si ce sont bien souvent de gros navets dégoulinants de bons sentiments hyper cucu la pralinette.
N’empêche que le sujet est de plus en plus d’actualité, l’été qui vient de passer nous ayant mis une bonne gifle de rappel sur nos museaux transpirants à grosses gouttes.
Et c’est là que l’activité, la mission, le sacerdoce même, de notre star du mois prend tout son sens : filer un coup de main à la planète tout en mettant des coups (mais plutôt de boule cette fois-ci) aux humains – aux entreprises et organisations également – qui font rien qu’à tout saloper vilainement comme de méchants margoulins crasseux et totalement irrespectueux.
Sa couverture officielle est d’attaquer le sujet en proposant du bilan carbone mais en tant que reporters chevronnés nous étions dans l’obligation de creuser davantage et de voir ce qui se cachait dans l’arrière-salle. Et on n’a pas été déçus !
Bâtons explosifs recyclables à base de graines de quinoa fermentées, du 22 Long Rifle customisé avec des cartouches composées de purée de patates douces compressées et, surtout, sa spéciale : une arbalète mécanique longue portée dont les flèches sont remplacées par des projectiles qui encapsulent les malfaisants ennemis de la planète dans une mixture de sève d’épicéa des Andes et de sirop d’érable ultra gluant dont personne ne peut s’échapper !
Inoffensif mais diablement efficace cet attirail, de quoi faire flipper tous ceux qui s’amusent à se cogner royalement et négligemment le séant du bien-être de la nature dont nous sommes les heureux fruits et devrions désormais êtres les inévitables protecteurs. Houlà, oui nous aussi, ça y est, on est acquis à la cause suite à notre enquête. Il a réussi à inflitrer notre bulbe néo-rachidien pour nous faire prendre conscience de l’urgence de la situation.
Notre éco-puncheur nous a avoué avoir eu un déclencheur grâce à sa fille. Laisser une planète en bon état pour les générations futures, voilà un beau projet. Bon, après, quand elle-même à l’adolescence se mettra à chouiner pour avoir un smartphone importé de l’autre coin du globe et à commander en ligne du fast fashion trimballé par container sur d’énormes cargos… on en reparlera !
Mais il est toujours temps de préparer davantage de cartouches. Où est donc ce foutu sirop d’érable déjà…?
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Cédrice Blanc
Blanc Carbone
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